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En léger différé, notre reportrice de charme, Séphora THOMAS :
Comme vous le savez tous, c’était mon premier long alors autant dire que je n’avais pas de chrono. Greg avait prévu de courir avec moi ce qui était très sympa de sa part puisqu’on était parti pour un chrono entre 10h30 et 11h, dans tous les cas + de 10h. Ca paraissait raisonnable sachant que Greg avait mis 8h56 en 2008… 1h30 de plus environ.
Départ donné : au bout d’un km, on se met à notre rythme, entre 9,5 et 10 km/h. Je ne connaissais pas nos temps de passage mais Greg me les disait au fur et à mesure (au début au moins). CP1 : on devait passer en 2h10, on est passer en 2h10. On prend un verre d’eau et on repart, nos réserves d’eau suffisent pour aller au 50km. Perso, 2L du 0 eu 50km, ça me suffit. Aucun problème d’eau. Dès le début, mes jambes sont lourdes, peut-être est-ce le fait de courir si peu vite, moins que l’allure footing, mais ça fait bizarre. Prochaine préparation pour du long : j’inclue des entraînements allure compet, j’en ai pas fait un seul cette fois-ci. J’ai eu mal au ventre dés le début, le stress peut-être. C’est passé au bout de 30 minutes mais à chaque fois que j’ai pris un gel (c’est à dire toutes les heures), ça passait difficilement. Après le 21km, toujours mal aux jambes mais comme à chaque fois, je garde un certain rythme. Greg m’a dit au moins 10 fois de ralentir, d’aller moins vite, on est trop rapide… je veillais donc à rester tranquille, particulièrement dans les côtes ou j’ai tendance à monter en marchant vite. Et sur le plat, je me freinais. Mais Greg avait tout à fait raison, il ne fallait pas que je m’emballe sur mon premier long. Je priais pour qu’il n’y ait pas de descentes, mes genoux en souffrent énormément. Côté paysage, ça ma beaucoup plu, les forêts, les étendues d’eau, la boue, les chemins, et les passages en ville de temps en temps… des encouragements, vraiment sympa ! Après le 21km, on retrouve Guillaume (un copain de Nantes) qui a perdu son téléphone. Je ne m’attendais pas du tout à revoir quelqu’un de l’équipe. Un peu plus loin, on voit Olivier mais qui repart. Bertrand remonte jusqu’à nous, c’est vraiment sympa de voir les copains (du club de triathlon de Tours). On fera un peu plus tard un bout de chemin avec Olivier, Guillaume et Marina. Cela nous amena au 50ième… On devait arriver au à ce point en 6h je crois et là, ça a commencé à déraper mais dans le bon sens : on passe en 5h42 (au lieu de 5h45-6h), 5 minutes au ravito, je remets 1L d’eau dan mon camelback, je mange un morceau d’emmental et un morceau de banane. On aperçoit Olivier et Vincent qui n’est pas bien du tout, la soupe est ressortie… Et c’est reparti, avec Olivier cette fois. Ca monte, ça descend, que du bonheur. Le mal au jambe s’intensifie mais elles avancent toujours, c’est le principal. Je ne cherche pas à aller plus vite, je me répète que je ne connais pas la suite, que je n’ai jamais fait aussi long. Greg ralle après les coureurs qui n’avancent pas quand il y a de la boue, qui ne veulent pas salir leurs chaussures. On arrive au 63ème, on enfile nos vestes et frontales, on boit un verre, et c’est reparti, pas plus de 2 minutes au ravito. On sait que notre temps final sera inférieur à celui qu’on avait prévu. 7 km et on arrive au 70ème, avec des ravito proches, le temps ne passe pas plus vite car les jambes commencent vraiment à être très lourde mais c’est bien pour le mental. Au 70ème, on file, on ne s’arrête pas. On ne va pas vite mais s’arrêter pour repartir, c’est trop dur donc on ne s’arrête plus ! Parc St Cloud, quai de Seine, la Tour et Eiffel, super, je l’ai tellement attendu ! Après le 70, on est toujours prudent (je devrais dire « je » car Greg s’adapte et court à ma vitesse). Je suis donc à 8-9 km/h. Et tout d’un coup, à 5km de l’arrivée, je sens mes jambes me titiller, un commissaire nous dit : « plus que 4,5km ». Et c’est parti, j’accélère, mon GPS m’indique 10 km/h, puis 11, puis 12… mes jambes s’emballent. Greg me dit : « Gardes en si on a le tour du champ de mars à faire ». Je l’écoute mais comme on n’arrête pas de doubler, pas facile de se ralentir… un finish extraordinaire, les marches à la fin des quais, on les monte deux par deux, les encouragements, le passage sous le barnum, le passage « ticket » où l’on veut nous fouiller mais Greg ralle, … ils nous laissent partir et là, je commence à courir dans les marches, pas longtemps quand je vois toutes les marches qu’il y a. On arrive sous l’arche, 8h57, je ne savais même pas qu’on était en moins de 9h. Une joie immense... Puis un petit tour chez la protection civile (nausée et tête qui toune un peu) mais rapidement ça va mieux. Au GPS, je trouve qu'il n'y a pas tout à fait la distance (un peu plus de 77km).
Que des plus : Immense joie d’avoir fait mon premier long trail avec Greg et avec nos copains de Tours. J’ai découvert une distance qui m’a plu et des gens très sympathiques . La météo Les paysages L’organisation Retour en taxi à l'hôtel, à 1km de la Tour et Eiffel!
Je crois que c’est quand même très difficile de pronostiquer son temps. Dans tous les cas, partir très lentement est important (à travailler à l’entraînement), bien s’alimenter, j’ai au moins appris cela avec mon coach perso. Et je pense (tout comme ce que l’on fait déjà sur distances plus courtes comme le marathon) que les ravitos sont un piège, il ne faut pas s’arrêter trop longtemps. Nos jambes en souffrent. L’année prochaine, pour nous ce ne sera pas Paris, mais la Piste des Seigneurs. Plus de dénivelés, il faut bien commencer à penser à la Diagonale des fous ! Mais avant, ne pas louper les grand rendez-vous des TEMPLIERS. _________________ Celui qui se perd dans sa passion a moins perdu que celui qui perd sa passion. Saint -Augustin

Bon, là, il fait nuit, à gauche Greg, à droite Séphora.
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